pb041729.jpgSessions ambient, suite. Peut-être le plus abouti des essais issus de cette période. Décembre 1998 pour être précis. Un voyage qui prend sa source en plein songe - « In the ladies toilets » - pour vous entraîner ensuite, via de multiples détours electro-acoustiques, déluges psychédéliques et déraillements bruitistes, vers l'apaisement bien mérité - moelleux vrombissements et délicates dissonances.

C'est ainsi que nous aimions alors mixer...

C'est ainsi que nous aimons encore et toujours dériver...

Et vous ?

tle2.jpg Il fut un temps où l'on se plaisait à mixer ambient. Pour nous, cela signifiait d'abord zéro contrainte. Pas de calage rythmique - cette précision dont nous n'étions pas toujours capables mais après laquelle nous avons tant couru, un choix sonore hyper ouvert - autant que pouvait l'être notre bac à disques alors en pleine expansion, un solide besoin de faire du bruit - on était jeune quoi, et surtout une véritable envie de créer du sens, du contresens, de l'émotion, de l'étrange, bref, ...de la poésie ?

Premier retour sur cet âge d'or - ouais, on nage en pleine nostalgie, et alors ? - uniquement enregistré sur bandes, voici « Principia Schizophonica », essai en deux fois 30 minutes encodé avec les moyens du bord, du coup peut-être destiné en priorité à ceux que le numérique aseptisé rebute. Musique concrète, nappes et harmoniques en tout genre (aujourd'hui on dirait « drones »), déferlements indus et relents post-indus. Bruit et élégie. Mégalo ? Sur les bords... Rêveur ? Dans le mille ! Vous l'êtes aussi ? Bienvenue !

 

Bruits de Fond s'invite au café concert le Galion le jeudi 30 avril, tout au bout du port de pêche de Lorient. Au programme, le nouveau live des duetistes de Solar Skeletons en virée bretonne, et notre Mistress Bomb H préférée pour sa première apparition lorientaise avec ce projet. Avec en bonus, les meilleurs galettes de cire du Bruits de Fond crew mixées avec doigté et entrain.

 

Résumons-nous, c'est donc le 30 avril dès 21 heures et pour 4 euros au Galion, 2 rue Florian Laporte, à Lorient.

 

 

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9 mai à Paname, lieu tenu secret, la seule chose dont on est sûr, c'est que ça va dépoter sévère !

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Pourquoi encore s'emmerder à pousser des galettes de vinyle sur d'antiques tourne-disques en 2009 ? C'est lourd à transporter, ça s'abime, pire ça se raye. On se les fait piquer dès qu'on est bourré. Quand on mixe, on fait des pains. Ca s'entend sur les enregistrements. Et puis fabriquer des disques, ça pollue. Des énergies fossiles. De la chimie. Des solvants plein le ruisseau qui coule en contrebas de l'usine. Alors que maintenant, y'a Ableton Live, Traktor and co. C'est bien pratique. Et puis la qualité du son, pfff...qui s'en soucie vraiment ? Même Deezer est devenu bientôt plus sexy que le bon vieux jockey cravachant fièrement ses MK2 pour que les foutus beats finissent par s'accorder. Ben oui, on sait. Mais, comment vous dire ? L'évolution inéluctable, la marche du progrès, la dématérialisation, tout ça, on s'en fout. Voilà.